La méthode Story Grid : découvre la clé d’histoires inoubliables

La méthode Story Grid : découvre la clé d’histoires inoubliables

Impossible de te résumer ici toute la méthode Story Grid de Shawn Coyne : il s’agit à la base d’un livre (uniquement en anglais), mais aussi d’un podcast (en anglais également) qui dévoile toutes les subtilités de cette méthode de création narrative, que j’utilise depuis des années dans mes écrits, en complément de la structure en 3 actes et du Voyage du Héros.

J’aime vraiment beaucoup cette méthode, elle m’a permis plein de déblocages dans mes écrits, mais j’aime aussi la souplesse qu’elle permet. Mon imagination est en feu quand je l’utilise ! D’ailleurs Shawn Coyne lui-même nous indique qu’il ne s’agit pas d’un cadre à utiliser de façon rigide, mais bien d’un outil.

Si tu veux d’abord comprendre « Pourquoi utiliser une structure narrative pour écrire ton roman », tu peux aller lire mon article puis revenir ici.

Si tu veux ensuite découvrir en quoi consiste la structure narrative en 3 actes, et celle du Voyage du Héros, tu peux lire mes articles « Comment maîtriser la structure en 3 actes pour écrire ton roman », « Le Voyage du Héros : comment rendre ton histoire plus captivante » et « Les archétypes du Voyage du Héros : enrichis tes personnages ! »

Cet article fait partie du Challenge « 52 articles sur l’écriture en 52 semaines : mon challenge foufou ! » : clique ici pour en savoir plus !

C’est quoi cette méthode « Story Grid » ?

Une boîte à outils

C’est une sorte de boîte à outils dont tu te sers pour à la fois préparer ton roman, et pour le réécrire. Shawn Coyne a développé « The Foolscap Global Story Grid » ainsi qu’un tableau pour pouvoir analyser et améliorer la structure narrative d’un roman, d’un scénario ou de tout autre récit.

Une histoire efficace, pour Shawn Coyne, suit certaines conventions narratives, et utilise des éléments spécifiques pour maintenir l’intérêt du lecteur ou du spectateur. Son outil est basé sur une grille composée de plusieurs catégories, que l’on remplit pour chaque scène, telles que les éléments déclencheurs, les protagonistes présents dans la scène et ceux dont on parle, la durée de la scène, quand elle se situe, son résumé…

Pour moi, ce tableau est devenu un indispensable (auquel j’ai ajouté quelques catégories de colonne, comme le point de vue, vu que j’écris avec une alternance de points de vue). Il me sert de base pour toutes les questions que je peux avoir – et quand on écrit un roman, il y en a ! De « est-ce que ce personnage est présent dans cette scène au fait » à « à quel moment de l’intrigue ils s’embrassent déjà ? », il y a parfois de quoi se perdre quand on gère un gros projet… J’y note aussi les choses à modifier au fur et à mesure de ma relecture.

L’objectif du « Foolscap Global Story Grid » est d’aider l’auteur à évaluer la cohérence et la qualité de son histoire. En examinant chaque élément de la grille, on peut identifier les forces et les faiblesses de son récit, ajuster la structure narrative, développer les personnages, améliorer la tension dramatique et s’assurer que l’histoire atteint ses objectifs.

Le genre d’un roman

Ce qui est aussi intéressant chez Shaw Coyne, et très cohérent, c’est qu’il se base beaucoup sur les genres des romans : chaque histoire appartient à un genre, et doit donc proposer aux lecteurs des scènes, des personnages, des péripéties spécifiques, que l’on doit retrouver dans ce tableau – comme je t’en ai déjà parlé dans l’article général sur les structures narratives.

Par exemple, un roman policier doit présenter un crime, ainsi qu’un « méchant », puis quelqu’un qui mène l’enquête, et enfin des fausses pistes et une résolution (ou non !) de l’enquête.

Une histoire d’amour doit avoir 2 protagonistes, une rencontre, des liens, et un happy end.

Je me sers de cette méthode dès la préparation de mes histoires, une fois que j’ai une idée globale mais tout de même assez précise de ce que je veux raconter, pour la structurer, la triturer, et voir surtout ce qu’il faut rajouter pour qu’elle soit cohérente et qu’elle ait ce petit peps ! Au début de la préparation, je remplis la feuille avec toute la structure Story Grid, pour mon histoire dans son ensemble, puis j’utilise aussi la méthode pour chaque scène, une par une, jusqu’à avoir tout préparé. Puis ensuite, quand j’ai fini le 1er jet, j’utilise son tableau pour analyser mon histoire scène par scène, avant de me mettre à réviser mon roman.

La structure d’une histoire selon la méthode The Story Grid

Bien qu’il divise les histoires en 3 parties, avec des nœuds dramatiques, Shawn Coyne va bien plus loin que la structure en 3 actes, en tirant des leçons des milliers d’histoires lues et étudiées, de ses dizaines années en tant qu’éditeur et consultant en écriture, dans les plus grandes maisons d’édition de New York et à Hollywood.

L’histoire globale est donc divisée en 3 parties par Shawn Coyne, qu’il décrit ainsi :

? le Beginning Hook (« l’accroche du début », où l’auteur doit… eh bien « accrocher » l’attention du lecteur)

 

?le Middle Build (la construction du milieu, où les enjeux escaladent et se construisent, et où le protagoniste fait face à des épreuves de toutes sortes)

 

? et le Ending Payoff (la « récompense de la fin » : on conclut l’intrigue et on offre une une résolution satisfaisante au lecteur).

Chaque partie, ou acte de l’histoire devra alors avoir :

? un « Inciting Incident » (un élément qui déclenche l’action)

 

??? des « Progressive Complications » (des difficultés croissantes qui découlent de cet événement)

 

? qui culmineront pendant le « Turning Point » (le point de basculement), ce moment décisif qui modifie la trajectoire de l’histoire

 

?? ce Turning Point va amener le personnage principal à se poser la « Crisis Question » (la Question de Crise) au moment le plus critique de l’histoire (Qu’est-ce que je fais maintenant ? Que choisir ?).

 

??? Il y répondra par une action, pendant le point culminant de l’histoire, le Climax

 

? pour finir par la Resolution de l’acte, ou de l’histoire en général.

Les charges internes et externes

Ce qui m’a aussi beaucoup aidée sont les histoires de « charges » internes et externes : si une histoire commence avec une charge positive, si elle commence positivement, elle doit se finir avec une charge négative – le héros ne doit pas obtenir ce qu’il voulait, ou pire, il meurt.

Vu que j’écris des comédies romantiques qui doivent donc se finir positivement, que ce soit pour l’objectif interne de mes héros (ils doivent aller mieux à la fin, ou avoir dépassé leurs peurs etc), mais aussi pour leur objectif externe (trouver l’amour), j’ai donc ce schéma-là :

– Fin de l’acte 3 : charges positives (le Happy End)

– Donc Fin acte 2 / début acte 3 : charges négatives (l’inverse du précédent)

– Donc Fin acte 1 / début acte 2 : charges positives (l’inverse du précédent)

– Donc Début acte 1 : charges négatives

Ce qui donne dans le bon ordre :

Début acte 1 : charges négatives

Fin acte 1 / début acte 2 : charges positives

Fin acte 2 / début acte 3 : charges négatives

Fin acte 3 : charges positives (le Happy End)

Je sais donc que, pour que mon histoire soit intéressante, je dois commencer mon histoire par un acte où mon personnage principal a des difficultés, qui semblent résolues à la fin de l’acte 1, puis ça empire pendant l’acte 2, pour finir positivement grâce au climax de l’acte 3.

De même, j’ai appris à repérer les problèmes potentiels dans une scène : une scène qui commence positivement et qui finit positivement n’a pas grand intérêt, on est d’accord, non ? Sur le papier, ça paraît évident ! Mais parfois quand on écrit, on ne se rend pas forcément compte que c’est un truc tout bête comme ça qui peut poser problème.

Et personnellement, ça déclenche mon imagination, comme je te le disais ! Je me sens poussée à inventer de nouvelles choses pour mettre des bâtons dans les roues de mes protagonistes, ou au contraire, si c’est de ça dont a besoin ma scène, pour les enfoncer encore plus.

Alors, soyons précis, il ne s’agit pas simplement de passer du + au – : il existe tout un panel de subtilités (du ++ au +++, en général à la toute fin pour une comédie romantique ou une romance en général, ou du – au – – – pour un film d’horreur par exemple !). Mais l’idée est qu’il y ait un mouvement, dans un sens ou un autre.

Les différents éléments de cette structure en détails

Voyons un peu tout ça en détail. Si tu as lu l’article sur le Voyage du Héros ou si tu connais cette autre structure narrative, tu pourras t’amuser à y retrouver quelques points communs !

L’Inciting incident ou l’élément déclencheur

Par une coïncidence (par exemple, une attaque d’Aliens !) ou un événement spécifique (sa femme le quitte), l’équilibre ordinaire du personnage principal se trouve perturbé : il est propulsé dans l’histoire, et doit entreprendre une quête ou faire face à un défi.

Cela peut être un événement externe, comme une rencontre inattendue, un accident ou un changement majeur dans les circonstances, ou un événement interne, comme une prise de conscience ou une décision importante.

L’Inciting Incident est crucial : il perturbe l’état normal des choses pour le protagoniste, créant un conflit et une motivation pour agir. C’est ce qui éveille l’intérêt du lecteur ou du spectateur et lance l’intrigue de l’histoire.

Les Progressive complications ou les complications progressives

Mais tout ne se passe pas tout seul, le personnage doit faire face à de nombreux aléas, à des obstacles, et des difficultés croissantes, tout au long de l’histoire.

Au fur et à mesure de l’intrigue, les obstacles auxquels le protagoniste est confronté deviennent de plus en plus complexes, difficiles à surmonter et mettent en péril la réalisation de son objectif.

Il existe plusieurs formes de complications : conflits internes ou externes, confrontation avec des antagonistes, révélations surprenantes, dilemmes moraux, revers ou échecs temporaires.

Les complications progressives servent à maintenir l’intérêt et la tension dramatique de l’histoire. Chaque complication doit augmenter la pression sur le protagoniste, le forçant à s’adapter, à évoluer et à prendre des décisions de plus en plus difficiles.

Le Turning Point ou le Point de Basculement

C’est le moment crucial de l’histoire, qui modifie la trajectoire de l’histoire, et où tout le monde se demande comment le protagoniste va réussir à se sortir de tout ça.

Il peut s’agir d’un retournement de situation inattendu, d’une révélation de vérité, d’un événement dramatique ou d’un choix crucial effectué par le protagoniste. C’est comme la complication ultime, la plus difficile que le protagoniste ait eue à gérer jusque là.

Le Turning Point a pour effet de faire évoluer l’histoire dans une nouvelle direction, de créer un nouveau défi ou de mettre en place une résolution. Il faut trouver ici ce qui va faire que le personnage va se poser la « Question de Crise ».

Le Turning Point est également essentiel pour maintenir l’intérêt du lecteur ou du spectateur, car il suscite des émotions, des surprises et des revirements qui font avancer l’intrigue. Il peut également servir à développer les personnages, à intensifier le conflit ou à révéler de nouvelles informations qui remettent en question les attentes précédentes du lecteur.

La Crisis Question ou la Question de Crise

Ce moment critique pousse le personnage à se poser une question fondamentale : qu’est-ce que je fais maintenant ? Il exprime le dilemme profond du protagoniste, qui doit prendre une décision qui aura des conséquences importantes pour lui-même et pour l’histoire.

La Crisis Question est souvent formulée de façon binaire, avec deux options mutuellement exclusives. Le protagoniste aura ainsi le choix entre deux actions positives, mais choisir l’une veut dire perdre l’autre (par exemple, sacrifier son amour pour atteindre son objectif, ou abandonner sa quête pour sauver quelqu’un qui lui est cher).

Ou il pourra avoir le choix entre deux mauvaises options, où il va perdre de toute façon. Il doit donc choisir entre le moins pire des deux…

La réponse à la Crisis Question détermine la direction de l’histoire et conduit au climax et à la résolution de l’intrigue. Elle est souvent associée à un moment de transformation pour le protagoniste, où il atteint une compréhension plus profonde de lui-même et de ce qui est vraiment important.

C’est encore une fois un outil puissant pour intensifier le conflit interne du protagoniste, susciter l’engagement émotionnel du lecteur ou du spectateur et donner une dimension supplémentaire à l’histoire.

Le « Climax« 

C’est le point culminant de l’histoire, où la tension et l’intensité dramatique sont au plus fort, le moment où le personnage a pris sa décision, il a fait un choix et il agit en rapport avec celle-ci.

C’est le moment où le protagoniste est confronté à son défi le plus difficile et décisif. Cela peut impliquer un affrontement avec l’antagoniste principal, une confrontation avec ses peurs les plus profondes ou une décision cruciale qui détermine le résultat de l’histoire.

C’est un moment clé pour créer un impact émotionnel, susciter l’excitation et donner un sens à l’histoire dans son ensemble. Il est important de bien construire et exécuter le climax afin de satisfaire les attentes du public et de conclure l’histoire de manière convaincante.

La « Résolution »

C’est le moment où les différents fils narratifs sont démêlés, où les questions en suspens trouvent des réponses, où on conclut l’intrigue principale et où l’auteur donne une clôture émotionnelle. On revient à un nouvel équilibre. C’est aussi ici que le changement de charge intervient, du négatif au positif ou inversement, suivant le genre de l’histoire.

La résolution permet de conclure l’histoire de manière satisfaisante pour le lecteur ou le spectateur, en offrant un sens global à l’histoire et en répondant aux attentes du public, que ce soit avec une fin tragique, ambiguë ou ouverte à l’interprétation.

La structure d’une scène selon The Story Grid

Une scène d’après Shawn Coyne doit suivre le même schéma, pour lui donner à la fois du relief, de l’intérêt, et s’assurer qu’elle est bien utile à l’histoire globale : Élément Déclencheur, Complications Progressives, Point de Basculement, Question de Crise, Climax, Résolution. Il conseille aussi d’écrire des scènes d’environ 2000 mots, pour garder le rythme et l’attention du lecteur – ce que je fais à peu près sans me forcer et qui convient bien à mes lecteurs. À toi d’ajuster suivant le genre dans lequel tu écris, bien sûr.

Des exemples pour mieux comprendre

« The Great Gatsby » (F. Scott Fitzgerald):

Inciting Incident / Élément Déclencheur

Jay Gatsby, un homme mystérieux et richissime, organise des fêtes somptueuses dans l’espoir d’attirer l’attention de Daisy Buchanan, son amour de jeunesse.

Progressive Complications / Complications Progressives

Les obstacles augmentent à mesure que Gatsby tente de reconquérir Daisy, faisant face à la classe sociale, à l’infidélité et à la trahison.

Turning Point / Point de Basculement

Gatsby, découvre la véritable nature de son amour de jeunesse, Daisy Buchanan, lors d’un événement majeur.

Crisis Question / Question de Crise

Gatsby doit décider s’il est prêt à renoncer à ses illusions et à accepter que Daisy ne peut pas être son idéal romantique.

Climax

Le point culminant survient lors d’un tragique événement qui expose la futilité de l’obsession de Gatsby et qui conduit à sa chute.

Resolution

La résolution présente les conséquences des actions de Gatsby et offre une réflexion sur le rêve américain et l’éphémère.

« Orgueil et Préjugés » de Jane Austen :

Inciting Incident

L’arrivée de M. Bingley, un célibataire riche, dans la région suscite l’intérêt des familles locales, notamment des sœurs Bennet.

Progressive Complications

Les complications surviennent alors que les sœurs Bennet naviguent entre les quiproquos, les préjugés sociaux, les malentendus amoureux et les contraintes de la société de l’époque.

Turning Point / Point de Basculement

Elizabeth Bennet lit la lettre de Mr Darcy qui révèle la vérité sur son implication dans les malentendus et les préjugés qui ont influencé leur relation.

Crisis Question

Elizabeth Bennet, l’héroïne, est confrontée à la décision de suivre son instinct et de rejeter les conventions sociales en refusant une proposition de mariage avantageuse ou de céder aux attentes et aux pressions de sa famille.

Climax

Le climax se produit lorsque les vérités cachées et les erreurs de jugement sont révélées, entraînant des retournements de situation et des bouleversements émotionnels.

Resolution

La résolution présente les transformations personnelles et les réconciliations qui ont lieu, offrant une réflexion sur l’importance de l’authenticité, de la remise en question des préjugés et de la recherche du véritable amour.

? C'est parti mon kiki : passe à l'action !

Voilà un petit plan d’actions à faire, pour apprendre à utiliser la méthode de Shawn Coyne :

1. Lis attentivement cet article et ces exemples !

2. Analyse des livres, films, séries télévisées ou jeux vidéo, à la lumière des étapes de cette méthode, pour mieux comprendre leur structure narrative. Vois comment chaque partie contribue à faire avancer l’intrigue et à développer les personnages.

2 bonus. Tu peux même réfléchir à ton propre voyage, à ton propre parcours de vie : identifie les étapes qui pourraient s’appliquer à tes expériences personnelles. Ça pourrait t’aider à mieux comprendre ta propre croissance et transformation. Ou fait la même chose avec la vie de personnages célèbres.

3. Pratique l’utilisation de cette méthode, par exemple en écrivant des histoires courtes, ou en utilisant en tant que guide cette structure dans tes projets d’écriture.

4. Ou analyse une des histoires que tu as déjà écrites, en te posant la question de si cette méthodologie peut t’aider à les améliorer. Identifie toutes les étapes de ton histoire par rapport à la méthode de Shawn Coyne. Sont-elles toutes présentes ? Si non, pourquoi ? Est-ce que ces éléments ne pourraient pas t’aider à intensifier le « ventre mou » de ton histoire, à savoir le 2ème acte ? Ou une autre partie ? As-tu bien pensé aux changements de charges, du positif au négatif ou inversement, dans ton histoire globalement, mais aussi dans tes scènes ?

5. Lis le livre de Shawn Coyne (en anglais uniquement) si tu veux en savoir plus. Tu peux aussi te plonger dans son podcast, « Story Grid Writing Podcast » (en anglais…), où il discute avec l’auteur Tim Grahl de toutes les subtilités de cette méthode, avec de nombreux exemples. Au bout d’un moment, Tim va même se mettre à écrire un livre en suivant le modèle, et Shawn l’améliore en temps réel dans les épisodes. Il existe aussi des livres où ils analysent certains livres connus avec la méthode Story Grid.

As-tu déjà utilisé la méthode Story Grid dans tes propres histoires ? Partage tes questions et tes expériences dans les commentaires ! ???

Ma routine bien-être d’auteure

Ma routine bien-être d’auteure

Imagine un instant… Ces petites habitudes qui ne te paraissent pas grand chose, et auxquelles tu ne prêtes pas forcément beaucoup d’attention. Tu les négliges parfois, tu les sous-estimes.

Et pourtant, elles ont un pouvoir : elles peuvent bouleverser ton existence, que ce soit dans ton activité d’auteur ou dans ta vie personnelle, en devenant une véritable routine bien-être !

Pourtant, il faut parfois des mois, voire plus, pour mesurer les bienfaits de ces choix. Avec le recul, et surtout une fois que ces habitudes se sont enracinées dans notre quotidien, c’est là qu’on prend conscience de leur impact. Et quelque chose d’important se produit : on se sent apaisés, plus épanouis, plus équilibrés.

Alors, prêt à améliorer ton bien-être d’auteur ? Découvrons ensemble les petites habitudes qui ont eu un impact majeur sur ma propre expérience en tant qu’auteure, et qui sait, peut-être pourras-tu être inspiré, et grappiller des idées à intégrer dans ta routine quotidienne !

Avec cet article, je participe à l’évènement « Ma routine bien-être » du blog Bonjour mon cycle. J’apprécie beaucoup ce blog, tu y trouveras plein d’articles super intéressant, en particulier « 8 activités pour écouter son corps et ses émotions » qui peut particulièrement utile pour nous, les auteurs, qui sommes très sédentaires et qui en plus, travaillons avec les émotions au quotidien !

Cet article fait aussi partie du Challenge « 52 articles sur l’écriture en 52 semaines : mon challenge foufou ! » : clique ici pour en savoir plus !

Les habitudes que je n’ai pas mais qu’on recommande pourtant partout

bof

Hahaha, tu me connais, j’aime bien prendre les choses à rebrousse-poil de temps en temps…

Donc on va commencer par les habitudes bien-être qu’il faudrait que j’ai, dont tout le monde parle comme étant le Saint Graal, mais que je n’arrive pas à mettre en place dans mon quotidien d’auteure !

Écrire tous les jours et à heures fixes

Je t’en ai déjà parlé, mais je n’arrive pas à écrire tous les jours de la semaine, à n’importe quel moment. Mais au fur et à mesure de mes dizaines d’années de pratique de l’écriture, j’ai réussi à déterminer :

le nombre d’heures pendant lesquelles je peux travailler d’affilé sur l’écriture (environ 3 heures si je suis en phase d’écriture, un peu plus si ce sont des recherches. Le reste de la journée est donc consacré au marketing, à ce blog, etc)

les jours de la semaine (le lundi, le mardi et le jeudi)

et les moments dans ces journées (le matin, mais après 10h. Je fais donc du 10h-13h. Avant 10h, je fais d’autres tâches pour « réveiller » mon cerveau, comme regarder mes messages, mes notifs sur les réseaux sociaux…).

DONC si ça te convient d’écrire n’importe quand, quand l’inspiration est là, continue comme ça. Sinon, si tu aimerais avoir écrit plus à la fin de la semaine ou du mois, ça vaut peut-être le coup d’analyser quels sont les moments récurrents où tu as envie d’écrire, pour déterminer les moments où ton énergie créative est au plus haut. Tu peux par exemple utiliser Toggl dont je t’ai déjà parlé dans l’article « Écrire un livre, 6 outils incontournables », couplé à une analyse de tes moments d’écriture : les heures ont coulé toutes seules ou ça a été difficile ? Tu avais envie de faire autre chose ou tu étais à fond dedans ? Combien de mots as-tu écrits ?

La méditation

Je n’arrive pas à faire une habitude sur le long terme de méditer, et à l’intégrer dans une routine bien-être, et je ne sais pas pourquoi. Pourtant je vois bien que ça m’aide quand je le fais… que ce soit dans la sphère privée ou pro (moins d’angoisses, l’esprit plus clair…).

Et du coup je culpabilise de ne pas méditer plus souvent… Donc c’est un peu contre-productif tout ça !

Allez, un jour j’arriverais à me dire que ce n’est pas grave, que je peux aussi méditer simplement quand j’en ai besoin, sans obligation de le faire tous les jours…

Tu médites régulièrement, toi ? Tu aurais des trucs et astuces pour m’aider ?

Le yoga

J’adore le yoga ! Et pourtant je n’en fais pas aussi souvent que je le voudrais… Et puis ces injonctions à suivre un « 30-day challenge » (du yoga tous les jours pendant 30 jours, ce que je n’ai jamais réussi à tenir), ça me fait aussi culpabiliser de ne pas en faire plus… C’est à nouveau le serpent qui se mord la queue !

Pourtant je sais bien que c’est hyper bénéfique en tant que « télétravailleuse »… Eh oui, pas de marche maison-boulot, pas de marche maison-lieu de restauration le midi, pas de descente et remontée d’escaliers pour aller boire un café…

Mais bon, je fais quand même une activité physique au moins une fois par semaine (donc voilà ma vraie routine bien-être), et la plupart du temps beaucoup plus, et souvent dans ces séances, il y a du yoga. Donc félicitons-nous de cela !

La gratitude

J’ai essayé de nombreuses fois, sous de nombreuses formes, de pratiquer la gratitude (tu sais, tu dois par exemple écrire les 3 choses pour lesquelles tu es reconnaissante aujourd’hui, à la fin de ta journée).

Je ne sais pas non plus pourquoi, mais ça ne marche pas du tout chez moi sur le long terme, que ce soit pour ma vie privée ou pro ! Je n’arrive pas du tout à me tenir à cette routine bien-être : je commence avec de bonnes résolutions, et la page dans mon Bullet Journal finit à moitié vide à la fin du mois… Peut-être parce que je n’en ai pas besoin, que je suis déjà reconnaissante de ce que je vis au quotidien…

Ce qui marche beaucoup mieux, c’est de me demander ce qui m’a plu dans ma journée et ce qui ne m’a pas plu (et d’essayer de trouver une décision par rapport à tout ça). Je le fais tous les jours au niveau de mon activité, dans mon joli carnet !

Tiens, peut-être que je devrais m’y mettre aussi au niveau privé…

Ma routine bien-être d’auteure

bien etre

Bon, maintenant qu’on a vu ce qui ne marchait pas pour moi (n’hésite pas à me donner tes ressentis par rapport à tout ça, en commentaires ou dans la section Me contacter de ce blog !), voilà les trois principales habitudes bien-être qui ont eu un impact significatif sur mes activités et sur ma vie.

Je vais t’expliquer pourquoi j’ai décidé d’adopter ces habitudes spécifiques et comment elles m’ont aidée à me sentir mieux physiquement, mentalement et émotionnellement.

Travailler debout

On l’a vu avec le yoga, l’exercice physique est particulièrement important quand on est auteur et qu’on travaille de façon statique des heures durant, face à l’ordi.

J’ai donc décidé il y a une dizaine d’années de travailler le plus souvent possible debout : je n’ai pas de bureau qui monte et qui descend ni de structure design en bois pour poser mon ordi portable et mon clavier, mais j’ai bricolé un bureau debout avec quelques-unes des jolies boîtes de rangement de mon bureau. Et ça marche ! Je peux plus facilement bouger, j’ai moins mal au dos, moins mal aux cervicales… Routine bien-être adoptée !

Se fixer des objectifs quotidiennement

Eh oui, je prends du temps dans mon emploi du temps surchargé d’auteure pour déterminer ce que je voudrais avoir accompli chaque année, chaque trimestre, chaque mois, semaine et jour. Mais je te rassure tout de suite : tout ceci est rarement respecté en temps et en heure, à part les tâches hebdo et quotidiennes. En gros, un projet me prend toujours plus de temps que prévu (et je suis ok avec ça, j’aime la nouveauté donc c’est normal de ne pas savoir combien de temps vont me prendre les choses quand je ne les ai jamais faites !). Par contre, maintenant j’arrive à déterminer ce que je peux faire comme mini actions chaque semaine, et chaque jour.

Mais plusieurs années en arrière (comment ça, il y a 20 ans ?!), au sortir de mes études de cinéma, théâtre et audiovisuel, je me suis retrouvée en fait à ce que ça parte en cacahuète… Je n’avais plus de deadlines (plus d’examens, plus de devoirs à rendre…), j’étais à fond dans le « je fais ce que je veux, quand je veux ». Super, sauf que dans la réalité, le quotidien prenait le dessus et je ne travaillais pas beaucoup par jour, je n’avançais pas autant que je l’aurais voulu.

Après, c’est ok aussi de se laisser un temps plus calme et serein après des études qui ont duré un certain nombre d’années, non ?

Mais au bout d’un moment, j’ai ressenti l’envie et le besoin de mieux m’organiser, de retrouver la sensation que j’avais pendant mes études. Et comme j’adore tester de nouvelles choses, et que j’adore les carnets, je me suis donc mise à essayer plein de techniques, surtout américaines parce que je ne trouvais rien du côté des français à cette époque. J’ai donc testé le « Freedom journal« , un carnet pour accomplir ses objectifs en 100 jours. Chaque jour, on établit un plan d’action, chaque soir, on fait le bilan de ce qui a marché ou pas, et ça marche par « sprint » de 10 jours (et donc 10 sprints font les 100 jours), avec aussi des bilans tous les 4 sprints.

Bon, j’ai abandonné l’idée des 100 jours et des 10 jours parce que c’était un peu compliqué et ne correspondait pas à des mois entiers, des semaines entières… Mais j’ai gardé l’idée de préparer sa journée de travail puis d’en faire le bilan, ainsi que les bilans d’étapes, qui permettent d’ajuster.

J’ai ensuite affiné ce qui est vite devenu une vraie routine bien-être, grâce au journal d’Olivier Roland, grâce aux formations de The Bboost, et plein d’autres ! Aujourd’hui, je remplis mon carnet tous les jours, avec mes questions, ma petite sauce à moi tirée de tout ce que j’ai testé et lu, et qui me pousse à l’action sans me faire culpabiliser, au contraire, et qui me permet aussi de m’exprimer chaque jour sur ce qui ne va pas dans mon activité – ou dans ma vie. Je détermine quelles sont mes 3 actions prioritaires de la semaine, l’action prioritaire de la journée (vraiment des actions, des petits pas, qui me feront dire que ma journée est ok, même si je n’accomplis que ça). Tout ça me permet aussi de ne pas avoir de To do list à rallonge…

Et j’ai fini par arriver à « je sais ce que j’ai à faire aujourd’hui et ça me motive ». Et ça fait une vraie différence !

J’aime aussi l’idée de parler en termes d’intentions plutôt que d’objectifs à atteindre absolument : certes, je suis dans de la gestion de projets, mais je ne suis pas auteure et entrepreneure pour me mettre la rate au court-bouillon tous les jours avec des objectifs (mais qui emploie encore cette expression, Juliette !).

J’ai aussi affiné cela l’année dernière grâce à Olivia Bienvenu qui m’a appris à découvrir et à respecter mes énergies de la semaine, du jour, et même de l’année, et à écouter ce que je ressens dans mon corps (fatigue, ou je pète le feu, etc) et ce qui se passe au niveau de mes émotions (envie de parler à des gens, ou pas du tout, envie d’utiliser ma créativité, de m’organiser, de décider…).

Pour ce qui est des émotions, le blog de Carole Bonjour mon cycle en parle très bien dans l’article dont je t’ai parlé au tout début, « 8 activités pour écouter son corps et ses émotions ! » :

Ton corps, tes émotions et ton mental te donnent des indices sur ce dont tu as besoin à un moment précis. Il est donc important (et hyper utile !) de porter une attention à ces messages. Tu prends ainsi conscience de tes pensées, ce qui te permet de prendre le recul nécessaire, tout en étant au contact de tes sensations pour déceler les éventuels problèmes ou mieux les accueillir.

Et on est d’accord qu’un auteur vraiment mal dans ses baskets ne pourra pas tenir longtemps. En tout cas, c’est mon opinion. L’écriture peut faire beaucoup de bien au moral, il peut même être thérapeutique, mais si on est vraiment mal tout le temps et qu’on n’accueille pas ses émotions, on ne va pas pouvoir être créatif sur le long terme. Notre énergie devra d’abord être utilisée à aller mieux. Quoique, je pense maintenant à plein d’artistes qui n’allaient pas bien du tout et qui ont produit de magnifiques œuvres… Disons qu’en tout cas, ce n’est pas ce que j’ai envie de vivre au quotidien !

Se féliciter pour chaque petit pas

Ce qui m’amène à mon habitude n°3 ! Tu en as sûrement déjà entendu parler, mais est-ce que tu le fais ? Est-ce que tu prends le temps de te féliciter pour chaque étape de tes projets d’écriture ? Je suis sûre que non ! On a peut-être l’habitude de se féliciter pour les grosses étapes, comme la sortie d’un livre dans notre cas, ou la fin de l’écriture du 1er jet mais… en fait il y a de quoi se féliciter toutes les semaines, tous les jours, même !

J’ai une phrase spéciale pour ça dans mon carnet, que je complète tous les jours : « Aujourd’hui, je mérite des paillettes pour… ». Voici les dernières choses que j’ai notées :

– hier, j’ai envoyé un nouveau mail à ma liste email de lecteurs ! Bravo !

– avant-hier, j’avais écrit cet email ainsi que les textes de tous les posts pour les réseaux sociaux pour la semaine

– la veille, j’avais fini de revoir toutes les notes laissées par une de mes Beta lectrice (merci encore Anne-Sophie, si tu passes par là !).

– le vendredi précédent, je me félicitais pour tout le travail accompli ce jour-là

– un autre jour encore, j’ai juste écrit « J’ai travaillé » parce que c’était un jour où le matin je n’avais pas envie, et que j’ai réussi à me motiver !

Donc tu vois, ça n’a pas besoin d’être la fin d’un projet ou un gros truc comme ça. Et ça fait tellement de bien au moral de se mettre le nez dans le positif régulièrement. Parce que tu ne le sais peut-être pas, mais on a tendance à retenir plus facilement les choses négatives, pour des questions d’évolution (on apprend de nos erreurs pour éviter de se faire bouffer par les dinosaures, enfin tu vois le genre !).

Mais les choses positives, pouf ! Ça disparaît très vite. Donc se pencher sur ça consciemment, ça ne peut qu’être bénéfique. C’est aussi pour ça que j’ai aussi la phrase « Qu’est-ce que j’ai aimé faire, ressentir, aujourd’hui ? » à compléter tous les jours !

Une habitude bien-être bonus : les Oracles

Finalement, j’ai trouvé plus que 3 habitudes bien-être dans mon quotidien d’auteure ! Donc je te partage ici une habitude bonus : l’utilisation des Oracles. Qu’il s’agisse de conforter un choix sur mon activité dans son ensemble, ou sur une décision à prendre, ou pour voir ce dont j’ai besoin en ce moment, je m’ouvre à ce que me disent ces jolies cartes de mille et une façons.

Mais je m’en sers aussi d’une façon bien particulière dans mes phases d’écriture et de réécriture.

Je suis assise à mon bureau. Je lis et relis le titre de la scène que je veux préparer.

Je sais à quoi elle sert, mais je ne sais pas par quel bout la prendre. Il va se passer quoi exactement ? Il ne peut pas y avoir juste des bouts de dialogues ou de réflexions intérieures, hein ? Mouais, je pense que ma lectrice ne serait pas trop d’accord si ça se passe nulle part et que le personnage ne fait strictement rien. ? Un peu trop science-fiction et, comment dire, j’écris des comédies romantiques, quoi ! ?

Mais là, je suis bloquée.

J’ai bien essayé d’écrire quelques idées, mais elles ne me satisfont pas. Il y a toujours un truc qui cloche. Pourtant, je sais que cette scène va être utile… Une fois qu’elle sera écrite.

Tout à coup, un éclair me traverse ! Enfin, plutôt une sensation douce et réconfortante, en fait : je vais utiliser mes cartes d’oracles pour débloquer mon imagination ! Mais ouiiii !

J’adore faire ça, et c’est comme un jeu pour moi : je me pose au calme, je prends l’oracle qui me parle à ce moment-là, je bats les cartes, en posant ma question (comment débloquer cette scène, qu’est-ce qu’il pourrait se passer dans cette scène…) et j’en choisis 5 au hasard.

Bernard Werber, auteur des “Fourmis” et formateur pour auteurs, propose ce tirage : la carte 1 représente notre personnage, la 2, son aventure (dans cette scène, mais ça peut être aussi dans l’ensemble de l’histoire), la 3, ce qui l’aide, la 4, ce qui ne l’aide pas, la 5, comment ça aboutit.

Et comment te dire ? C’est assez extraordinaire comme technique ! J’ai adoré ce qui est ressorti pour ce tirage, et j’ai pu tout débloquer !

Alors je sais que tu voudrais avoir des détails, mais je ne vais pas pouvoir tout te dévoiler sur ce tirage, vu que la scène est vers la fin de mon deuxième roman, #spoiler.

Mais un peu d’infos quand même :

je suis tombée sur la carte du « Temps » pour notre héros, Paul (qui effectivement gagnerait à se presser un peu à ce moment-là de l’histoire)

sur “Commencement” pour son aventure (yes, c’est le moment de te lancer)

sur la “Magie” pour ce qui l’aide (youhouhou, l’imagination est partie et je fais même un lien avec le début de l’histoire !)

sur les “Contraintes” pour ce qui ne l’aide pas (eh oui, il va falloir sortir de ta zone de confort, mon petit Paul)

et sur “Briller” pour comment ça aboutit (oh yes ! J’adore !)

Et voilà, j’ai pu me mettre à la préparation précise de la scène ! Et demain je débute son écriture, youhouhou ! ?

Alors dis-moi, tu utilises les Oracles, toi ? Pour ta vie perso ? Pour ton activité ? Pour ton écriture ? Tu connaissais ou pas ?

Et voilà, on a fait le tour de mes habitudes bien-être en tant qu’auteure (et de mes non-habitudes !) : travailler debout le plus possible pour lutter contre la sédentarité, me fixer des objectifs quotidiennement, ou plutôt des actions concrètes, pour être sûre d’avancer, et me féliciter à chaque petit pas, même si c’est simplement le fait d’avoir travaillé aujourd’hui.

? C'est parti mon kiki : passe à l'action !

 

1. Examine tes habitudes d’auteur : quelles sont celles que tu peux classer dans la catégorie « bien-être » et dont tu ne pourrais plus te passer ?

2. Fais en sorte de les faire quotidiennement, ou au rythme qui te convient, en tout cas de ne pas les oublier, puisqu’elles sont bonnes pour toi et t’aident dans ton quotidien.

3. Si tu sens qu’il te manque quelque chose dans un domaine, que ce soit l’organisation, le stress, l’efficacité (je préfère ce terme à la « productivité »), expérimente différentes habitudes. Peut-être que les miennes, décrites dans cet article, peuvent t’inspirer ou te donner de nouvelles idées !

4. Tu peux aussi aller voir le site « Bonjour mon cycle », ainsi que les autres articles du challenge, pour trouver des idées d’habitudes ou d’activités, et les incorporer dans ton quotidien d’auteur !

Partage tes propres expériences et habitudes bien-être en tant qu’auteur et comment elles ont transformé ton quotidien ! N’hésite pas à laisser un commentaire ci-dessous, tu pourras inspirer les autres auteurs de cette communauté.

Les archétypes du Voyage du Héros : enrichis tes personnages !

Les archétypes du Voyage du Héros : enrichis tes personnages !

Le « Voyage du héros », cette structure narrative qui t’aide à construire des histoires captivantes, a traversé les siècles. Au cœur de ce récit se trouvent des archétypes, des personnages emblématiques qui incarnent des rôles clés pour le protagoniste, tout au long de son voyage.

Que tu écrives un roman, un scénario ou une histoire courte, comprendre ces archétypes peut enrichir ta narration et tes personnages, et t’aider à donner vie à une véritable aventure pour tes lecteurs.

Si tu veux d’abord comprendre « Pourquoi utiliser une structure narrative pour écrire ton roman », tu peux aller lire mon article puis revenir ici.

Si tu veux ensuite découvrir exactement en quoi consiste cette structure narrative, tu peux lire mon article « Le Voyage du Héros : comment rendre ton histoire plus captivante ».

Cet article fait partie du Challenge « 52 articles sur l’écriture en 52 semaines : mon challenge foufou ! » : clique ici pour en savoir plus !

C’est quoi un archétype ?

Utiliser les archétypes du Voyage du Héros, c’est un peu comme ajouter des épices à ton plat préféré. Ça donne cette petite saveur supplémentaire qui rend ton récit encore plus intéressant.

Mais alors, qu’est-ce que c’est exactement, un archétype ?

Les archétypes sont des personnages universels qui se retrouvent souvent dans les histoires. Tu sais, le héros courageux, le mentor sage, l’ami fidèle, ou même le méchant redoutable. Ils ajoutent de la profondeur et aident à développer les relations entre les personnages, il influencent l’évolution et la transformation de ton protagoniste. Tu donnes vie à tes personnages grâce à eux, ils deviennent plus complexes, et ainsi, tu enrichis ton récit.

Tu veux une idée de ce que peuvent être leurs caractéristiques principales ? On y va !

L’archétype du Héros

Dans la structure narrative du « Voyage du Héros », le héros lui-même est l’archétype central, représentant le protagoniste principal qui entreprend le voyage extraordinaire. Il est appelé à l’aventure et se retrouve confronté à des défis et des épreuves qui testent son courage et sa détermination. Le héros évolue au fil du voyage, il subit une transformation profonde, passant de l’ignorance à la connaissance, de la faiblesse à la force, et finalement, de l’isolement à la connexion avec les autres.

Tu veux des exemples ?

Luke Skywalker

Luke Skywalker dans la saga « Star Wars » : Luke est le héros emblématique de la saga « Star Wars ». Il se trouve au centre d’une lutte épique entre les forces du bien et du mal. Il apprend à maîtriser la Force et devient un symbole d’espoir dans le combat contre l’Empire.

Harry Potter

Harry Potter dans les « Harry Potter » : il est le protagoniste des romans de J.K. Rowling, découvrant qu’il est un sorcier et se retrouvant plongé dans un monde de magie et de danger. Tout au long des romans, Harry se bat contre les forces du mal pour protéger ses amis et vaincre Voldemort.

sherlock holmes

Sherlock Holmes dans les « Sherlock Holmes » : Sherlock Holmes est un détective privé célèbre de la littérature, créé par Sir Arthur Conan Doyle. Il utilise son intelligence brillante et ses compétences de déduction pour résoudre des mystères complexes et combattre l’injustice.

L’archétype du mentor

Ce personnage sage et expérimenté guide le héros sur son chemin, en lui offrant conseils, connaissances et outils pour surmonter les obstacles et à atteindre son plein potentiel. Il peut être un vieux sage, un professeur bienveillant, ou même un animal mystique. C’est un peu comme ce prof génial qui t’aide à comprendre les choses compliquées et qui te donne un coup de pouce quand tu en as besoin.

Tu veux des exemples ?

Obi Wan Kenobi

Obi-Wan Kenobi dans la saga « Star Wars » : Obi-Wan Kenobi est un chevalier Jedi et le mentor de Luke Skywalker. Il lui enseigne les voies de la Force, le conseille dans sa quête contre l’Empire et devient une voix spirituelle pour Luke.

Les archétypes du Voyage du Héros

Yoda dans la saga « Star Wars » : Yoda est un maître Jedi et un mentor emblématique. Il enseigne lui aussi les voies de la Force à Luke Skywalker, mais aussi la sagesse, l’aidant à se développer en tant que Jedi et à surmonter des épreuves.

Dumbledore

Albus Dumbledore dans les « Harry Potter » : Albus Dumbledore est le directeur de l’école de sorcellerie Poudlard et le mentor de Harry Potter. Il offre des conseils sages, protège Harry, lui révèle des informations clés et l’encourage à suivre le chemin de la vérité et du courage.

Merlin l'enchanteur

Merlin dans les légendes arthuriennes : Merlin est un sorcier légendaire et le mentor du roi Arthur. Il le guide sur le chemin de sa destinée, lui enseigne la sagesse et lui offre des conseils magiques.

L’archétype de l’allié fidèle

Le compagnon fidèle est ce personnage qui se lie d’amitié avec le héros et l’accompagne tout au long de son aventure. Il offre un soutien émotionnel, une assistance pratique et peut même jouer un rôle clé dans la réussite de la quête du héros.

C’est comme ton meilleur ami qui est toujours prêt à affronter les épreuves à tes côtés. Il peut être drôle, courageux, ou même un peu maladroit, mais il est toujours là quand tu as besoin de lui.

Tu veux des exemples ?

Chewbacca

Chewbacca dans la saga « Star Wars » : surnommé Chewie, il est l’allié fidèle de Han Solo et son copilote dans le Faucon Millenium. En tant que Wookiee, il est un puissant compagnon de confiance qui se bat à ses côtés et lui offre son soutien inconditionnel.

Ron Weasley Hermione Granger

Ron Weasley et Hermione Granger dans les « Harry Potter » : Ron et Hermione sont les alliés fidèles de Harry Potter tout au long de la série de J.K. Rowling. Ils l’accompagnent dans ses aventures, lui offrent leur amitié, leur soutien et leurs compétences. Le trio forme une équipe indissociable dans la lutte contre les forces du mal.

Dr Watson

Dr. John Watson dans les « Sherlock Holmes » : Dr. Watson est l’allié fidèle et le compagnon du détective Sherlock Holmes. Il apporte son soutien, son amitié et son expertise médicale pour résoudre les mystères et les crimes aux côtés de Holmes.

L’archétype du méchant redoutable

Et bien sûr, quand on parle d’archétypes, on ne peut pas oublier le méchant redoutable, le sel de toute bonne histoire !

Il peut prendre différentes formes : un être diabolique aux pouvoirs surnaturels, un génie machiavélique, un être cruel ou manipulateur, ou même un simple humain avec des motivations obscures, complexes. Quelle que soit sa nature, il est là pour semer le chaos et s’opposer au héros… et pour fasciner le lecteur.

Ce personnage est bien plus qu’un simple obstacle pour le héros. Il est le catalyseur des défis et des épreuves auxquels le héros devra faire face. Il est essentiel pour créer du suspense, pour mettre des bâtons dans les roues du héros, pour tester ses limites, faire ressortir ses faiblesses et finalement le pousser à surpasser. Il ajoute cette tension et ce conflit nécessaires pour que le héros puisse triompher et briller à la fin de l’histoire.

N’oublie pas que le méchant redoutable peut aussi évoluer au cours de l’histoire. S’il se transforme ou même révèle une facette inattendue, ça ajoutera une dimension supplémentaire à ton récit et ça pourra même créer de la compassion pour le méchant chez le lecteur.

Quand tu construis ton « méchant redoutable », assure-toi de lui donner du charisme, de la profondeur et de l’impact. Fais-en un adversaire digne de ton héros et un personnage qui restera gravé dans l’esprit des lecteurs.

Tu veux des exemples ?

Dark Vador

Dark Vador dans la saga « Star Wars » : il est l’un des méchants les plus emblématiques de Star Wars. Anciennement connu sous le nom d’Anakin Skywalker, il succombe au côté obscur de la Force et devient un agent redoutable de l’Empire galactique. Dark Vador incarne la menace et la cruauté, tout en conservant une aura de mystère et de tragédie.

Voldemort

Voldemort dans les « Harry Potter » : Voldemort est l’ennemi principal dans la série de J.K. Rowling. Il est un sorcier maléfique qui cherche à dominer le monde des sorciers et à éliminer tous ceux qui s’opposent à lui. Voldemort représente la cruauté, la manipulation et la soif de pouvoir.

Game of Thrones

Cersei Lannister dans la série « Game of Thrones » : Cersei est un personnage complexe. Elle est une reine ambitieuse et manipulatrice qui utilise tous les moyens nécessaires pour consolider son pouvoir et protéger sa famille. Cersei représente la cruauté, la ruse et la quête implacable de pouvoir.

L’archétype de l’ombre

L’ombre incarne les aspects sombres, refoulés ou conflictuels du héros, créant des conflits internes à surmonter pour le protagoniste, en plus des épreuves externes qu’il subit, pour atteindre la transformation et l’épanouissement.

L’ombre peut incarner la peur, la culpabilité, les désirs interdits ou toute autre force qui met en péril la quête du héros, et peut prendre différentes formes, allant d’un antagoniste direct, un « méchant redoutable », à une partie obscure de la psyché du héros.

Tu veux des exemples ?

Dark Vador

Dark Vador dans « Star Wars » : le redoutable seigneur Sith représente l’Ombre pour le héros Luke Skywalker. Il incarne la tentation du côté obscur de la Force, les conflits familiaux et les doutes internes de Luke.

Voldemort 2

Voldemort dans « Harry Potter » : Voldemort est l’Ombre qui hante le héros Harry Potter tout au long de la saga. Il symbolise le mal, la cruauté et le pouvoir corrompu. Le combat contre Voldemort représente la lutte intérieure de Harry pour surmonter ses peurs et ses doutes.

Joker

Le Joker dans « The Dark Knight » : le Joker est un personnage emblématique représentant l’Ombre pour Batman. Il incarne le chaos, l’anarchie et la folie. Le Joker met à l’épreuve les valeurs et la détermination de Batman, questionnant sa vision de la justice et de la moralité.

Alors, prêt à explorer les archétypes du Voyage du Héros et à déchaîner ta créativité ? Suis les étapes du Voyage du Héros, crée des personnages mémorables et fais leur vivre des péripéties inoubliables !

Déconstruis les archétypes du Voyage du Héros pour surprendre ton lecteur !

Dans le monde de la création littéraire et cinématographique, les archétypes du Voyage du Héros ont souvent été utilisés comme des modèles narratifs solides. Mais certains auteurs ont aussi ressenti le besoin de s’éloigner de ces schémas narratifs traditionnels pour offrir quelque chose de nouveau et de rafraîchissant. Ils ont choisi de défier ces conventions, de déconstruire les archétypes, de les remettre en question et de repousser les limites de cette structure narrative bien établie.

Ils ont ainsi pu surprendre et captiver leur public d’une manière unique. Leur imagination et leur créativité leur ont permis de créer des histoires innovantes, d’explorer de nouveaux thèmes et de donner une voix aux personnages et aux perspectives souvent négligés dans les récits traditionnels.

Mais attention !

Il y a aussi des défis à relever quand on décide de déconstruire les archétypes du Voyage du Héros. Les attentes du lecteur peuvent être remises en question, ce qui peut susciter des réactions mitigées de sa part…

Une déconstruction réussie des archétypes du Voyage du Héros nécessite donc une compréhension approfondie de ces archétypes et de leur fonctionnement. Tu dois être conscient des attentes de ton lecteur, des conventions narratives du genre que tu as choisi, et de la structure narrative globale du Voyage du Héros, avant de les remettre en question. Il faudra réfléchir à la façon dont tu peux innover, tout en maintenant l’intérêt de ton lecteur.

Et bien sûr, il ne s’agit jamais de faire original juste pour faire original ! Tous tes choix doivent être au service de ton histoire, et de la meilleure manière de la raconter.

Tu veux des exemples ?

Breaking Bad créée par Vince Gilligan : la série suit l’évolution d’un professeur de chimie devenu fabricant de méthamphétamine, Walter White, qui bascule dans le monde du crime. Cette déconstruction de l’archétype du héros montre comment un protagoniste en apparence ordinaire se transforme en un anti-héros complexe et moralement ambigu.

L’attrape-cœurs par J.D. Salinger : ce classique de la littérature américaine met en scène un protagoniste adolescent, Holden Caulfield, qui rejette les idéaux de l’âge adulte et se rebelle contre les conventions sociales. L’histoire déconstruit l’archétype du héros en montrant le protagoniste dans une quête d’identité et de sens qui ne suit pas les schémas traditionnels.

Harry Potter par J.K. Rowling : dans cette série de romans, le personnage d’Albus Dumbledore est présenté comme un mentor bienveillant pour Harry Potter. Cependant, au fur et à mesure que l’histoire se développe, des aspects plus sombres de son personnage sont révélés, montrant une complexité et des motivations ambiguës.

Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes par Stieg Larsson : dans ce roman, adapté au cinéma par David Fincher et par Niels Arden Oplev, le personnage de Lisbeth Salander peut être considéré comme une déconstruction de l’archétype du mentor. Elle apporte son aide au protagoniste, mais elle est également un personnage complexe avec ses propres démons et une moralité ambiguë.

No Country for Old Men par Cormac McCarthy pour le roman et Joel et Ethan Coen pour l’adaptation cinématographique : le personnage d’Anton Chigurh est un antagoniste terrifiant qui incarne la violence et l’amoralité. Cependant, il est également doté d’une énigmatique philosophie personnelle qui transcende la simple notion de méchant stéréotypé.

? C'est parti mon kiki : passe à l'action !

Par où commencer pour utiliser les archétypes dans tes récits ? Je t’ai concocté un petit plan d’action.

1. Va lire mon article sur la structure narrative.

2. Lis aussi l’article sur le « Voyage du héros ».

3. Lis attentivement cet article et ces exemples, et si tu ne les connais pas, lis les livres et/ou regarde les films et séries cités pour te faire une bonne idée des archétypes.

4. Analyse toi-même des livres, films, séries télévisées ou jeux vidéo, à la lumière des archétypes du Voyage du Héros, pour mieux les comprendre.

4 bonus. Tu peux même réfléchir à ton propre parcours de vie : identifie les personnes qui t’ont aidée tout au long de ta vie, ceux qui t’ont mis des bâtons dans les roues. Si tu es le héros de ta propre vie, qui est ton mentor ? Tes alliés fidèles ? Ton « méchant » ? Les parts d’ombre que tu as encore à dompter ? Tu peux aussi faire la même chose avec la vie de personnes célèbres.

5. Pratique l’utilisation des archétypes du Voyage du Héros, par exemple en écrivant des histoires courtes, ou en utilisant ces archétypes en tant que guide pour construire tes personnages.

6. Ou analyse une des histoires que tu as déjà écrites, et regarde quels sont les archétypes présents. Pourrais-tu en rajouter pour étoffer l’histoire ? Ou modifier un personnage pour le transformer en vrai mentor, en vrai méchant, etc ?

7. Étape suprême : quand tu maîtrises bien ces techniques et les attentes de tes lecteurs, pose-toi la question de comment tu pourrais déconstruire un ou plusieurs archétypes dans tes propres histoires, si tu en as l’envie, et surtout le besoin pour ce que tu veux raconter.

Tu connaissais les archétypes ? ? Tu as déjà essayé d’utiliser cette technique dans tes propres récits ? ✍️ Partage tes questions, tes expériences et tes réflexions en commentaires, on veut tout savoir ! ??

Écrire un livre : 6 outils incontournables

Écrire un livre : 6 outils incontournables

L’écriture d’un livre, c’est passionnant, mais parfois un peu complexe ! Mais ça tombe bien, j’ai des outils pour écrire, des applications, des logiciels spécialement conçus pour les auteurs, ainsi que d’autres ressources incontournables, qui vont pouvoir faciliter ton processus d’écriture, à te proposer…

Un petit tour de tous les outils que j’utilise en tant qu’auteur au quotidien pour écrire mes romans, organiser mes idées et mes journées, ça te dit ? C’est parti !

Cet article fait partie du Challenge « 52 articles sur l’écriture en 52 semaines : mon challenge foufou ! » : clique ici pour en savoir plus !

1. Toggl

toggl logo

Première action de la journée, je mets en marche Toggl, pour suivre mes différentes activités. Il suffit de mettre le timer en marche, de dire sur quelle activité on travaille, et de ne pas oublier de l’arrêter quand on change d’activité (le plus difficile au début ! ?). Ensuite, Toggl te propose des analyses de l’occupation de tes journées/semaines/mois/années. Je m’en sers pour faire mes bilans, et c’est comme ça que je me suis rendue compte il y a quelques mois que je passais plus de temps à préparer du contenu pour les réseaux sociaux, à écrire le mail hebdomadaire pour mes lecteurs, ou à préparer ce blog… plutôt qu’à écrire…

Et notre activité principale, on est bien d’accord, c’est d’écrire, non ? Alors, file écrire ! Euh, non, non, reste ici et fini d’abord de lire cet article… ?

➼ Va voir Toggl par ici.

Statut : indispensable !

2. Mes carnets Leuchtturm

carnets leuchtturm

Ce sont mes carnets chouchous ! Mon stylo plume glisse parfaitement sur le papier, ils existent en plein de jolies couleurs, on peut les prendre à carreaux, à ligne, tout blancs, mais mes préférés restent à points. Je peux créer des agendas mensuels, des tableaux, dans le sens que je veux, et faire tout ce dont j’ai besoin.

Tous les matins, je fais le tour de ma To do list dans mon carnet Leuchtturm, de ce que j’ai prévu la veille pour la journée, et j’ajuste s’il le faut. Je sais quelle est mon action principale, et par quoi je vais commencer !

Je me sers aussi de carnets, pas forcément des Leuchtturm, pour préparer mes romans, l’histoire, les personnages, la timeline… Mai aussi pour préparer l’écriture du résumé, par exemple. Je ne saurais pas l’expliquer, mais pour certaines choses, j’ai besoin du papier, du stylo plume, ou du crayon à papier…

Tu peux trouver les carnets Leuchtturm ici.

Statut : comme tu veux, suivant si tu es plutôt numérique ou papier

3. Notion

Notion logo

En complément, j’ai toute mon organisation sur Notion également : j’ai la vision de mes projets en cours, de mes projets futurs, mes thématiques, mes mots-clés, mes valeurs, mon identité visuelle de marque (les couleurs que j’utilise, les typo…), des conseils d’écriture, de marketing, les notes prises pendant des formations ou des masterclass… Le tout organisé dans des pages et des sous-pages.

Et toutes les petites actions à faire dans la semaine, dans le mois, ou plus tard, sont là-bas aussi, dans une To Do List. Je trouvais fastidieux de noter à l’écrit toutes mes petites tâches pour la semaine ou le mois, sachant que certaines ne seraient pas faites… Et que du coup je devais tout recopier le mois suivant…

Donc : sur mon carnet « Work » je note uniquement les actions principales, pour les avoir sous les yeux, puis dans mon Bullet Journal, je note précisément les tâches du jour à accomplir, en me basant sur ce qu’il y a dans la To Do List sur Notion.

Dans Notion, j’ai aussi un espace pour garder toutes les infos importantes sur mes romans, tu sais, les trucs que tu cherches frénétiquement partout sur ton ordi, et que tu retrouves au bout d’une bonne demi-heure… : les ISBN et les liens de vente de chaque édition de mes livres (broché / ebook / relié), le prix, le poids (important quand on en envoie des exemplaires, pour ne pas à avoir à les peser tous les 4 matins pour connaitre les frais de port !), le résumé à jour du roman, les liens vers mon site d’auteure, les liens de mes réseaux sociaux, les commentaires positifs des lecteurs (pour la comm’ et pour un petit coup de boost !), des tableaux de suivi pour les Beta lecteurs, l’équipe de lancement…

J’ai aussi sur Notion tout mon calendrier éditorial pour organiser mes posts sur les réseaux sociaux, et mes emails à mes lecteurs.

Bref, je te recommande Notion à 100%, c’est un super outil hyper personnalisable et d’une grande utilité ! Si tu veux avoir un espace rangé à ta sauce, c’est sur Notion que tu dois foncer.

Il est peut-être un peu compliqué à prendre en main au début, mais il existe plein de tutos sur Youtube pour t’aider !

Viens découvrir Notion par ici !

Statut : indispensable, même si ce n’est pas Notion que tu utilises, il te faut un système d’organisation, parce qu’écrire un roman, c’est gérer un gros projet !

4. Scrivener

scrivener logo

Ce que je lance tout de suite après avoir déterminé sur quoi j’allais travailler au niveau écriture, c’est le super logiciel Scrivener !

Il est conçu spécialement pour l’écriture de roman ou de scénario. La grosse différence avec un traitement de texte basique comme Pages sur Mac ou Word, c’est la possibilité d’avoir 2 écrans côte à côte. J’adore ! Ça fait gagner tellement de temps, et ça me permet vraiment de m’immerger dans l’écriture.

Au moment où j’écris cet article, j’ai du côté gauche le texte, et du côté droit, la page de notes, avec mes idées, mon brainstorming, et le plan de l’article. Je peux donc facilement m’y référer sans avoir à aller chercher une deuxième fenêtre.

Le deuxième bénéfice à utiliser Scrivener est qu’on peut aussi très facilement déplacer des parties, des scènes, puisqu’on a accès au classeur sur la gauche avec toutes les pages. Il suffit d’en prendre une et de la mettre 2 scènes plus loin, et tout d’un coup, tu as ajouté du suspense dans ton livre ! ?

Le troisième petit truc sympa, c’est qu’on n’a pas besoin d’enregistrer, ça se fait automatiquement.

Autre avantage : on peut aussi avoir une vue « tableau de liège » de chaque scène, où on peut noter ce qu’on veut sur les cartes (comme je le fais avec des post it pour la préparation de mes romans, je t’en parle plus loin).

On peut aussi activer le mode machine à écrire : la ligne où l’on écrit se trouve ainsi toujours à la même place (sympa pour le regard et pour le cou !).

Et puis une fois qu’on a écrit son manuscrit (ou plutôt « tapuscrit »), on peut le sortir sous plein de formats différents, suivant ce qu’on va ensuite en faire. Perso, je le sors en version Word pour pouvoir le mettre en page dans un autre logiciel.

Et dernier truc super chouette : tu peux commencer à écrire sur ton ordi, continuer sur ta tablette, et finir sur ton téléphone ! Tout se synchronise parfaitement et les appli sont très bien.

Envie de craquer pour Scrivener ? C’est par là !

Statut : indispensable

5. Vellum

Vellum logo

C’est aussi un de mes logiciels chouchous ! Découvert grâce à Joanna Penn, la super auteure anglaise qui donne plein de tips dans son podcast et sur son blog, il permet de faire une mise en page professionnelle de ton livre en un rien de temps.

Il y a plein de possibilités, suivant le genre de ton livre, et ton propre style, mais ce que je trouve chouette, c’est qu’il n’y a pas trop de choix justement… On se le rappelle, on est auteur avant tout ! Alors passer une semaine à faire sa mise en page, à choisir sa typo, le style de ses titres, etc, bof… Soit il vaut mieux passer par quelqu’un dont c’est le métier, soit passer par Vellum qui est très facile d’emploi et ne te prend pas la tête !

Tu veux une super mise en page de ton livre ! Clique par ici !

Statut : pas indispensable, mais à ce moment-là, assure-toi de faire les choses bien ou de faire appel à un pro.

6. Des post it ou des fiches !

post it
flash cards

Quand je suis en préparation de livre, à partir du moment où j’ai une idée précise de la trame, j’adore écrire un résumé de chaque scène sur un post it, ou sur une fiche bristol (mes préférées sont celles au format anglais ou américains, tu sais, les rectangulaires qui tiennent presque dans la main). Je les agence en actes, je note les nœuds dramatiques, le climax etc, pour voir si tout fonctionne. À ce stade-là, ça me parle plus qu’un tableau sur ordi ! J’ai vraiment besoin d’être dans la matière, d’avoir les choses devant les yeux, pour me rendre compte de si tout va bien.

Et puis le fait de devoir nommer ou résumer chaque scène me permet aussi de sentir si la scène est un peu vide et peut être mêlée à une autre, ou si au contraire il s’y passe beaucoup de choses, et qu’il vaut mieux la diviser en 2.

Tu peux trouver des post-it en papeterie ou ici (moi je prends cette taille-là), et des fiches bristol l’anglaise ou à l’américaine chez WH Smith, la papeterie anglaise ou bien ici, ici, ou !

Statut : pas indispensable, mais moi j’adore, et c’est super pratique et rapide.

Voilà, on a exploré ensemble des outils qui pourront t’aider dans ta préparation à l’écriture et dans ton écriture de roman, qui auront sûrement chacun leur place dans ta création littéraire. Expérimente, explore et adapte-les à tes besoins personnels. Maintenant, c’est à toi de jouer ! Avec ces outils, tu vas pouvoir laisser libre cours à ton imagination et donner vie à tes idées.

? C'est parti mon kiki : passe à l'action !

Alors, résumons, tu as besoin de quoi pour écrire ?

1. Pour la préparation de ton livre : un logiciel, un carnet, un classeur…

2. Pour écrire ton livre : un logiciel dédié (ou non).

3. Pour ton organisation au quotidien : Notion, ou un autre logiciel de gestion de projet, ou un carnet ou un classeur.

4. Pour faire la mise en page de ton livre : d’un logiciel, ou des règles de mises en forme adaptées à Word ou Pages, ou d’un professionnel.

Ensuite, on passe dans le domaine du marketing du livre, je m’arrête donc là pour le moment !

??️ Dévoile tes outils d’écriture préférés et tes astuces en laissant un commentaire ! Ensemble, créons une boîte à outils pleine de ressources inspirantes et créatives pour aider et inspirer tous les auteurs passionnés ! ?✨

Le Voyage du Héros : comment rendre ton histoire captivante

Le Voyage du Héros : comment rendre ton histoire captivante

Le « Voyage du Héros », ou « Hero’s Journey« , tu connais ? Non ? Alors installe-toi confortablement avec une bonne tasse de thé et laisse-moi te faire découvrir cette structure narrative qui va t’aider à construire des histoires passionnantes !

Mais d’abord, c’est quoi une structure narrative ? Et ça sert à quoi ?

Une structure narrative te permet en fait de mettre en forme ton histoire, de l’organiser de manière cohérente pour captiver et provoquer l’engagement de tes lecteurs.

Tu peux, si tu le veux, aller lire en premier mon article « Pourquoi utiliser une structure narrative pour écrire ton roman ? » pour une explication détaillée.

J’ai aussi déjà parlé de la structure classique en 3 actes. Tu peux lire mon article « Comment maîtriser la structure en 3 actes pour écrire ton roman » juste ici !

Mais parlons peu, parlons bien, et plongeons-nous dans ce schéma narratif qui a fait ses preuves depuis des siècles !

Cet article fait partie du Challenge « 52 articles sur l’écriture en 52 semaines : mon challenge foufou ! » : clique ici pour en savoir plus !

Le Voyage du Héros, qu’est-ce que c’est ?

​Bien plus qu’une simple formule narrative

Que tu sois un auteur en herbe, ou un auteur expérimenté à la recherche d’inspiration, comprendre et utiliser le Hero’s Journey peut t’aider à donner vie à tes récits.

Ce concept vient de Joseph Campbell, qui a identifié des schémas narratifs communs dans les mythes et les histoires à travers différentes cultures. Ces schémas sont profondément ancrés dans la psyché humaine et continuent encore aujourd’hui de fasciner lecteurs et spectateurs.

Ce concept a ensuite été popularisé par Christopher Vogler, auteur et consultant en écriture à Hollywood, qui l’a développé pour l’appliquer aux scénarios, et plus largement à l’écriture d’histoires. Son livre Le Guide du scénariste (The Writer’s Journey) est une référence pour de nombreux auteurs et scénaristes – je l’ai moi-même découvert pendant mes études de cinéma.

Le guide du scénariste

Mais le Voyage du Héros n’est pas qu’une simple formule narrative. C’est un voyage profondément humain qui explore les thèmes universels de la croissance personnelle, du courage et de la transformation. En comprenant les étapes clés de ce voyage, tu pourras non seulement captiver ton lecteur, lui créer des histoires mémorables, mais aussi l’embarquer avec ton héros dans une aventure inoubliable !

Tu vas voir, le Voyage du Héros se base aussi sur la structure en 3 actes, mais en utilisant cette structure en complément, on arrive à résoudre le problème de l’acte 2, trop long et un peu vide.

Alors, prêt à embarquer pour ce « Voyage du Héros » ? En voici les étapes clés, avec des exemples pour t’aider à comprendre !

Les étapes du Voyage du Héros

Acte 1 : le Monde Ordinaire

Le Monde Ordinaire

Le héros est tout d’abord dans son environnement quotidien d’origine. Tout n’est pas parfait, mais il s’y est habitué. On y découvre sa faiblesse, son besoin.

Exemples

Dans le 1er « Star Wars », qui suit à la lettre cette structure de mythe (ce qui n’est pas étonnant, vu le thème du film !) :

Luke Skywalker vit une vie simple sur la ferme de ses parents sur la planète Tatooine.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Nous n’avons pas à proprement parler d’évocation du monde ordinaire du personnage d’Indiana Jones dans ce film, vu que c’est le 2ème de la série. Nous savons déjà qu’il est un prof d’université lambda et timide, qui joue les aventuriers régulièrement, mais le scénariste a choisi de ne pas nous le montrer, pour rentrer tout de suite dans l’action.

Une scène de son monde ordinaire est visible dans le 1er film, « Les Aventuriers de l’arche perdue » mais encore une fois, pas dans les premières 10 minutes du film ! Ce début nous plonge plutôt directement dans l’action, à la fin de la précédente aventure d’Indiana Jones (que nous ne verrons jamais). Tout cela pour nous plonger directement dans ce que nous sommes venus voir : de l’action.

L’appel de l’aventure

Tout commence par l’appel à l’aventure. Le héros reçoit un appel ou une invitation à entreprendre un voyage extraordinaire.

C’est l’équivalent de « l’incident déclencheur » dont je te parle dans l’article sur les 3 actes, ce « quelque chose qui va perturber l’équilibre initial de l’histoire et donner une nouvelle direction à l’histoire. Tu n’as pas d’histoire si tu n’as pas au moins l’incident déclencheur ! »

Dans « Star Wars » :

R2-D2 transmet un message de détresse de la princesse Leia à Obi-Wan Kenobi, ce qui attire l’attention de Luke et suscite son désir d’aventure.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana Jones est engagé pour retrouver une mystérieuse pierre précieuse volée et sauver un village indien opprimé.

Le refus de l’appel

Bien sûr, le héros ne va pas tout de suite sauter de joie et se lancer dans cette quête ou ce changement. Non, non, il va d’abord hésiter, résister à l’appel. C’est un peu comme quand on te propose d’essayer quelque chose de nouveau et que tu te dis : « Non, merci, je suis bien là où je suis. » Ou alors : « De toute façon, je ne peux rien y faire. »

Dans « Star Wars » :

Luke hésite à quitter Tatooine et à laisser son oncle et sa tante pour rejoindre Obi-Wan.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Au début, Indiana Jones hésite à s’impliquer, mais il est finalement convaincu par son sens de la justice et son devoir de protéger les innocents.

La rencontre avec le Mentor

Alors, le héros rencontre le mentor, qui lui offrira des conseils, des enseignements, des outils, pour l’aider dans sa quête.

Dans « Star Wars » :

Luke rencontre Obi-Wan Kenobi, un ancien chevalier Jedi, qui devient son guide et lui enseigne les voies de la Force.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana rencontre Demi-Lune, un jeune garçon de 11 ans qui devient son compagnon et son allié fidèle tout au long de l’aventure.

Le passage du premier seuil

Finalement, le héros se rend compte qu’il ne peut pas refuser cette opportunité : il accepte son aventure, et franchit le seuil de son monde ordinaire pour entrer dans un nouveau territoire inconnu.

Dans « Star Wars » :

La mort de son oncle et de sa tante par les Stormtroopers pousse Luke à agir. Lorsque il entre à bord du Faucon Millenium et quitte Tatooine, il abandonne son ancienne vie et entre dans un monde plus vaste rempli de dangers et de mystères.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana entre dans le temple maudit, un lieu sombre et dangereux, où il doit affronter des forces surnaturelles et des pièges mortels.

Acte 2 : le Nouveau Monde

Les tests, les Alliés, les Ennemis

Ensuite, le héros va rencontrer toutes sortes d’obstacles, de rencontres, qui le mettent à l’épreuve et lui permettent de croître.

Dans « Star Wars » :

Luke fait face à des batailles contre les forces de l’Empire et traverse des planètes hostiles tout en poursuivant sa mission pour sauver la princesse Leia. Il est aidé par Han Solo, Obi-Wan et Chewbacca.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana est confronté à des adversaires redoutables, à des épreuves physiques et à des dilemmes moraux tout au long de sa quête pour sauver le village et récupérer la pierre précieuse. Demi-Lune et Willie s’affirment comme des alliés en le soutenant.

Le cœur de la caverne ou l’approche intérieure

Le héros fait face à ses peurs, ses doutes et ses faiblesses intérieures tout en continuant son voyage et son apprentissage.

Dans « Star Wars » :

Luke doit trouver l’équilibre entre la lumière et l’obscurité, faire face à ses peurs et à ses doutes intérieurs, et commence à prendre conscience de son potentiel en tant que Jedi.

Le plan ne fonctionne pas et il finit par être piégé dans l’Étoile de la Mort avec Han Solo et Chewbacca.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Ici, la caverne est présente littéralement : il s’agit d’une grotte remplie d’enfants esclaves… Indiana se rend compte que sa mission n’est pas aussi simple, qu’il ne s’agit pas de juste rapporter une pierre à un vieil homme… Il doit libérer des dizaines de prisonniers.

L’Épreuve Suprême

Le héros se confronte pour la 1ère fois directement à l’antagoniste (le « méchant »). Il ne va pas réussir à le vaincre, littéralement ou figurativement, mais c’est le début de son processus de transformation. Cependant, l’antagoniste est désormais pleinement réveillé, il se précipite vers sa mission de destruction totale. L’action s’intensifie, l’urgence est à son comble !

Dans « Star Wars » :

Obi-Wan Kenobi a réussi a désactiver le rayon tracteur afin qu’ils puissent s’échapper, mais lors d’un combat avec Dark Vador, il se sacrifie et ce dernier le tue. Luke doit maintenant venger son mentor et poursuivre ses enseignements.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana est soumis à l’influence du pouvoir maléfique de la pierre précieuse, mettant en jeu sa propre intégrité et celle de ses compagnons.

La récompense

Les enjeux continuent à grimper en flèche, le compte à rebours est officiellement enclenché… Mais c’est le moment de la récompense : le héros reçoit une révélation, une connaissance ou une récompense qui l’aide à progresser vers son objectif final.

Il se fait remarquer par sa transformation incroyable, il a appris de son échec et en sort grandi.

Dans « Star Wars » :

Luke reçoit l’épée laser d’Obi-Wan, le sabre laser de son père, ce qui symbolise l’héritage Jedi et le pouvoir qu’il peut désormais utiliser.

Luke a également sauvé la princesse et récupéré les plans de l’Étoile de la Mort. Ils ont maintenant les connaissances nécessaires pour détruire la plus grande arme de l’Empire Galactique.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana est sorti de sa transe par Demi-Lune et ils réussissent à vaincre les forces maléfiques, à sauver le village et à récupérer la pierre précieuse.

Acte 3 : le Retour à la Maison

Le chemin du retour

Le héros entame le voyage de retour vers son monde ordinaire. Mais le méchant n’a pas dit son dernier mot…

Dans « Star Wars » :

Luke retourne vers la base cachée de la rébellion avec les plans de l’Étoile de la Mort pour préparer l’affrontement avec Dark Vador.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana et ses compagnons s’échappent du temple maudit.

La résurrection

Le héros affronte son plus grand défi ou l’antagoniste principal, mettant à profit tout ce qu’il a appris et surmonté jusqu’à présent. Il atteint l’apogée de son aventure, le point culminant de son périple. Cet affrontement est l’un des moments clés de ton récit. Le suspense est à son comble, les enjeux sont les plus élevés. Ce combat final doit être mémorable et gratifiant pour les lecteurs.

Après avoir manqué mourir la première fois, le héros triomphe face à son adversaire.

Dans « Star Wars » :

Les Rebelles combattent l’Empire dans une bataille spatiale épique, Luke étant un des pilotes de X-Wing. Il est le seul à réussir à atteindre les tranchées de l’Étoile de la Mort, mais Dark Vador et ses ailiers sont à ses trousses. Luke utilise la Force pour se guider alors qu’il tire sur le point faible de l’Étoile de la mort, la détruisant pour de bon.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Lors de leur fuite, pendant un moment, Willie et Demi-Lune craignent qu’Indiana soit lui aussi tombé de la falaise, comme le méchant, et soit devenu la proie des crocodiles. Mais la main d’Indiana apparaît et il se hisse sur le sol ferme.

Le retour avec le don

Mais l’aventure n’est pas finie pour autant. Toutes les questions de l’intrigue ont été résolues, et le héros revient dans son monde ordinaire. Il n’est plus tout à fait le même. Il a évolué grâce à son voyage et a acquis de nouvelles compétences et de nouvelles connaissances. Il a subit une transformation profonde ou une renaissance symbolique après avoir surmonté l’épreuve finale. Il a eu une révélation, une prise de conscience profonde sur lui-même ou sur le monde qui l’entoure, qui l’a aidé à grandir et à changer.

Le héros porte désormais avec lui le don, la sagesse ou le changement qu’il a acquis au cours de son voyage, et l’utilise pour le bien de tous. Il est d’ailleurs reconnu comme tel.

Dans « Star Wars » :

Luke et Han retournent à la base de la rébellion en tant que héros triomphants, inspirant les autres à se battre contre l’oppression et à croire en la Force. Luke devient un symbole d’espoir et de résistance contre l’Empire. La paix règne dans toute la galaxie, en tout cas pour le moment.

Dans « Indiana Jones et le Temple maudit » :

Indiana ramène la pierre précieuse au village et les enfants reviennent au village.

Et voilà les étapes principales du Hero’s Journey ! En les comprenant, tu peux construire une histoire qui tient en haleine tes lecteurs.

Et pour que tu ne me dises pas que ça ne marche qu’avec des histoires à la Star Wars, ce genre de structure et de personnages : attention les yeux, on va voir ce qu’on va voir, tu vas avoir droit à un exemple issu d’un genre très différent !

Exemple du Voyage du Héros dans « Orgueil et préjugés », de Jane Austen

Le monde ordinaire : Elizabeth Bennet vit dans la campagne anglaise du XIXe siècle, entourée de sa famille et de la société rigide de l’époque.

L’appel à l’aventure : L’arrivée du riche et mystérieux Mr Darcy dans leur voisinage crée une intrigue et suscite l’intérêt de la mère et des sœurs Bennet.

Le refus de l’appel : Elizabeth, animée par son orgueil et ses préjugés, rejette initialement Mr Darcy en raison de sa première impression négative.

La rencontre avec le mentor : Elizabeth trouve un soutien et des conseils de sa tante, sage et attentionnée, Mrs Gardiner.

Le passage du premier seuil : Elizabeth est invitée à se rendre à Pemberley, la propriété de Mr Darcy, où elle est confrontée à la grandeur de son monde et à une vision différente de lui.

Les tests, les Alliés, les Ennemis : Elizabeth est confrontée à des rumeurs et des quiproquos, ainsi qu’à la désapprobation de sa famille, tandis que ses sentiments pour Mr Darcy se développent.

Le cœur de la caverne ou l’approche intérieure : Elizabeth remet en question ses propres préjugés et se rend compte de ses erreurs passées, commençant à voir la véritable nature de Mr Darcy.

L’Épreuve Suprême

Elizabeth apprend que sa sœur Lydia s’est enfuie avec Mr Wickham pour l’épouser.

La récompense : Elizabeth reçoit une lettre de Mr Darcy qui explique ses actions passées, clarifie les malentendus et lui déclare son amour.

Le chemin du retour : Elizabeth retourne chez elle pour faire face à sa famille et à l’opposition sociale à sa relation avec Mr Darcy.

La résurrection : Lors d’une entrevue chaotique, Elizabeth défend son choix d’épouser Mr Darcy malgré l’opposition de Lady Catherine de Bourgh. Elizabeth se libère des préjugés sociaux et fait preuve de courage en choisissant de suivre son cœur et d’épouser Mr Darcy.

Le retour avec le don : Elizabeth et Mr Darcy reviennent dans la société en tant que couple uni, apportant une leçon d’amour et de dépassement des préjugés à leur entourage.

Tout envoyer balader !

Le modèle du Voyage du Héros est un guide. Ce n’est ni un livre de recettes, ni une formule mathématique.

Christopher Vogler

Vogler nous explique dans son livre « Le guide du scénariste » qu’une bonne histoire peut ne pas suivre toutes les étapes du voyage du Héros, et que c’est même recommandé ! Il ne faut surtout pas forcer ton histoire à rentrer dans cette structure narrative. Il faut d’abord réfléchir au fond, puis les besoins de ton histoire guideront sa forme.

Il met aussi en avant le fait que l’on peut utiliser les différentes étapes dans un autre ordre. Pour cela, il conseille de noter nos scènes sur des fiches, plutôt qu’à la suite les unes des autres sur un document unique. De cette façon, on peut les interchanger si c’est nécessaire, ou les dupliquer…

Vogler explique même que les gens vont davantage préférer des histoires qui font voler en éclat les conventions et les structures, si cela est fait de manière créative. Mais pour faire cela, il faut connaître ces règles !

Mon conseil

Si tu veux utiliser cette structure narrative pour écrire ou réécrire ton roman, au lieu de te demander « Est-ce que je suis bien le Voyage du Héros ? », je pense qu’il vaut mieux que tu te demandes « Est-ce que mon histoire progresse ? Est-ce qu’elle avance ? Est-ce que je propose des hauts et des bas au niveau des émotions ? Est-ce que le lecteur sera satisfait à la fin ? ». Et si tu réponds non à ces questions, alors tu pourras emprunter quelques astuces du Voyage du Héros pour t’aider.

Par exemple, donne plus d’épreuves à ton héros, plus d’ennemis, introduit un mentor pour faire avancer l’intrigue, ou fait du climax un moment d’épreuve suprême épique.

? C'est parti mon kiki : passe à l'action !

Voilà un petit plan d’actions à faire, pour apprendre à utiliser la structure du Voyage du Héros :

1. Lis attentivement cet article et ces exemples !

2. Analyse des livres, films, séries télévisées ou jeux vidéo, à la lumière des étapes du Voyage du Héros, pour mieux comprendre leur structure narrative. Vois comment chaque partie contribue à faire avancer l’intrigue et à développer les personnages.

2 bonus. Tu peux même réfléchir à ton propre voyage, à ton propre parcours de vie : identifie les étapes du Voyage du Héros qui pourraient s’appliquer à tes expériences personnelles. Ça pourrait t’aider à mieux comprendre ta propre croissance et transformation. Ou fait la même chose avec la vie de personnages célèbres.

3. Pratique l’utilisation du Voyage du Héros, par exemple en écrivant des histoires courtes, ou en utilisant en tant que guide cette structure dans tes projets d’écriture. Tu peux créer tes propres personnages, aventures et péripéties en t’inspirant des différentes étapes.

4. Ou analyse une des histoires que tu as déjà écrites, en te posant la question de si cette structure peut t’aider à les améliorer. Identifie toutes les étapes de ton histoire. Sont-elles toutes présentes ? Si non, est-ce gênant ? Est-ce que ces étapes ne pourraient pas t’aider à intensifier le « ventre mou » de ton histoire, à savoir le 2ème acte ? Ou une autre partie ? Pose-toi aussi les questions de la partie « Mon conseil » juste au-dessus.

Hey, aventurier de l’écriture ! Tu connaissais le Voyage du Héros ? Est-ce que cette structure narrative a été ton alliée secrète dans l’écriture de tes récits ? Si tu as des questions sur le Voyage du Héros ou si tu veux partager ton expérience, n’hésite pas à nous raconter ça en commentaires !

Trouve ton lieu d’écriture idéal et booste ta créativité et ton efficacité !

Trouve ton lieu d’écriture idéal et booste ta créativité et ton efficacité !

On n’en parle pas forcément souvent, mais le lieu où tu prépares, écris, et où tu fais les (nombreuses) révisions de ton prochain roman est de la plus grande importance ! Un environnement propice peut avoir un impact considérable sur ton efficacité mais aussi sur ton inspiration. Ton lieu d’écriture pourrait même nourrir ta créativité et devenir ton meilleur allié dans ton exploration littéraire !

Alors, prêt à découvrir le lieu qui libérera tout ton potentiel créatif, qui t’aidera à trouver l’inspiration et qui boostera ta créativité ? C’est parti, voici toutes mes idées pour te trouver un lieu d’écriture idéal.

L’importance d’un lieu dédié à l’écriture

Évite les distractions et favorise ta concentration

La raison la plus évidente d’avoir un lieu dédié à l’écriture, c’est que ça va te permettre de te concentrer sur tes tâches, plutôt que d’être interrompu par les gens de ton foyer, par exemple, si tu écris à la maison.

Plus de distractions extérieures, plus de notifications tout azimut si c’est possible pour toi, et en plus, tu auras pris le temps de dire aux gens autour de toi que oui, ce n’est pas parce que tu fais ça de la maison, que ce n’est pas quelque chose d’important. Et que oui, il ne faut pas t’interrompre quand la porte est fermée, sauf cas d’extrême urgence, genre si les martiens ont enfin décidé de débarquer.

À quand un Alf dans mon jardin ? Mais je m’égare.

Ok, je sais que ce n’est pas forcément facile de faire comprendre ça à ta famille ou à tes colocs. Mais si tu prends l’écriture au sérieux, dis-le ! Et sache que tu as le droit d’écrire dans de bonnes conditions.

bureau girly

Conditionne ton esprit pour te mettre dans le bon état pour écrire

Et puis, quand tu rentres dans cet endroit pour écrire, tu laisses aussi de côté la lessive à lancer, le lave-vaisselle à vider, le rosier à tailler. Je sais de quoi je parle ! J’ai toujours autre chose à faire…

Mais comme j’adore mon activité, j’ai conditionné mon cerveau : quand je suis à mon bureau, c’est pour bosser sur mon roman, ou pour écrire des articles pour ce blog, ou des posts pour les réseaux sociaux, ou… La liste est longue, je m’arrête là.

C’est un peu comme quand tu entres dans ton bureau, dans ta tour de La Défense : ton cerveau sait que non, tu n’es pas là pour cuisiner des muffins, ni pour regarder le dernier épisode de la série La Reine Charlotte, sur Netflix.

Quoique… Mais c’est un autre débat sur le travail !

En rentrant dans ce lieu, ou en t’asseyant là où tu as choisis, en te mettant devant ton ordi ou ta feuille, tout ton corps sait pourquoi tu es là. Et c’est bien plus facile de s’y mettre.

Un coin personnel dédié à l’écriture

Une atmosphère propice à la concentration et à la créativité

Le mieux, c’est que tu puisses t’aménager un espace dédié uniquement à l’écriture et à tout ce qui touche à l’écriture.

J’ai cherché mon nouveau logement avec en tête d’avoir un lieu confortable pour mon bureau dans cet appartement, vu que je voulais traiter ça comme un vrai métier. Je voulais quelque chose de lumineux, vu que j’allais y passer un sacré nombre d’heures, avec une vue. Je voulais une pièce dédiée, d’ailleurs j’ai décidé de faire mon bureau dans ce qui était la chambre à l’origine sur les plans de l’architecte ! Donc j’ai un graaaand bureau (avec aussi mes livres, et des placards fermés pour l’administratif, les loisirs créatifs, les photos…) et une petite chambre.

Mais devine où je passe le plus de mon temps (en tout cas, réveillée) ? Dans mon bureau. Donc autant qu’il soit confortable.

J’ai donc fait installé des prises en plus, j’ai mis une déco motivante mais pas trop distrayante, j’ai placé les placards dans mon dos, je me suis mise face à la fenêtre, face aux arbres et à l’horizon.

J’ai un autre lieu, dans la même pièce, un ancien bureau d’ordinateur que j’ai aménagé en bureau debout. Là, je suis face à un mur rempli de citations, de photos, de dessins en rapport avec mes activités et avec le roman que j’écris.

Mon bureau est tout à fait ce que je voulais : agréable, hygge, cosy, comme un cocon. J’y sirote mes boissons chaudes préférées au milieu de ce qui me fait plaisir et m’inspire : de la couleur, des fleurs, des choses joyeuses et positives, de jolis mugs, du bon thé ou du bon café…

bureau de Juliette Beaufrère
vue du bureau de Juliette Beaufrère

Les vues que j’ai face à moi quand je travaille !

L’importance du confort

Les séances d’écriture, ça peut durer des heures ! C’est donc important que tu sois dans une posture agréable, quelque soit celle qui te convient le mieux : assis, debout, sur une jambe, allongé sur ton lit…

Fais juste attention à ne pas te coincer les trapèzes ou le cou, à ne pas t’abîmer les yeux, bref, prends soin de ton corps ! Comme on le dit, on en a qu’un, autant le ménager pour qu’il reste en bonne santé le plus longtemps possible !

Si tu veux plus d’infos sur le sujet, Joanna Penn, mon auteure chouchou qui donne tellement de bons conseils en marketing d’auteur, a écrit un livre sur le sujet avec le Dr Euan Lawson, The Healthy Writer (« l’auteur en bonne santé »).

The Healthy Writer - Joanna Penn

Mais il s’agit pour toi de trouver aussi la bonne stimulation : le confort, oui, mais il faut pouvoir alimenter ta créativité. Il va falloir trouver ce qui toi, te stimule. Je te parle d’un lieu dédié, chez toi, depuis le début de cet article, mais ce n’est peut-être pas du tout ce dont tu as besoin ! Il est temps de t’écouter et de déterminer tout ça.

bureau debout

Les différents lieux d’écriture

Expérimente !

Eh oui, certains auteurs vont préférer le calme et la tranquillité d’une bibliothèque ou d’une pièce paisible chez soi (moi ! moi ! moi !).

Mais d’autres vont vouloir plus de stimulations : un environnement animé, comme un café ou un parc remplis de vie, et ils se sentent pousser des ailes. Tu peux aussi te laisser guider par ton humeur, ton envie ou ton besoin du moment.

Au début, quand tu n’as pas encore l’habitude, n’aie pas peur d’expérimenter différents espaces, de te mettre à écrire dans des lieux ou a priori, ça n’est pas parfait. On ne sait jamais !

Ensuite, même après des mois ou des années dans un lieu, sors un peu de zone de confort et essaye un autre endroit : tu seras peut-être surpris !

Tiens, d’ailleurs, là j’ai envie de m’installer sur mon balcon fleuri ! Il fait beau, pas trop chaud, c’est parfait. Allez hop !

ecriture sur l'herbe

Bibliothèques, cafés, parcs : des lieux stimulants pour l’imagination… ou pas !

Se poser à un terrasse de café, de salon de thé, ou dans un parc bondé : c’est sûr que ça stimule mon imagination ! J’invente les histoires de vie de tout le monde, je note des futurs personnages, des situations, des répliques…

Mais dans ce genre de lieu, c’est très difficile pour moi de me concentrer, en tant qu’ultra sensible (trop de bruits, trop d’odeurs, de sollicitations…).

Donc c’est irréalisable d’y faire une séance d’écriture, ou de travail, à moins, peut-être, de mettre un casque anti-bruit (je n’ai jamais essayé).

Mais je sais que ça peut convenir à certains ! Nous sommes tous différents, et c’est tant mieux.

écriture dans un café

Les bienfaits de la nature : écrire en plein air

Tu peux aussi te dire que tu trouveras plus facilement l’inspiration dans la nature. En effet, suivant l’histoire que tu nous prépares, ça peut carrément déclencher ton imagination ! La nature éveille nos sens de manière assez extraordinaire : le bruit apaisant des chants des oiseaux, le parfum des fleurs dans l’air, la caresse d’une petite brise sur ta peau ou les variations de lumière peuvent effectivement nourrir ta créativité.

Cette zone de calme va aussi te sortir de ton quotidien, si tu n’y arrives pas autrement, et peut-être te plonger de manière encore plus immersive dans ton écriture, en te permettant de te connecter plus profondément avec tes pensées, tes émotions.

Et quand on sait qu’une plongée dans la nature permet de réduire le stress, la fatigue mentale, et favorise la relaxation, on comprend que notre concentration y soit accrue.

Alors ? Ça te dit ? Tu prends ton ordi, ou tes carnets, et tu vas te promener jusqu’à trouver l’endroit parfait ? Tu choisis quoi ? Au fond d’une forêt ou une vue sur la campagne ? D’ailleurs, une simple vue sur la nature de ta fenêtre peut permettre d’avoir un peu les mêmes effets.

Je ne le fais malheureusement pas souvent, je ne sais pas pourquoi…

La diversité des lieux

Et d’ailleurs, ton choix de lieux d’écriture n’a pas forcément besoin d’être définitif. Tu peux te dire que tu vas explorer des lieux insolites ou inattendus pour écrire, que tu vas les essayer pendant une après-midi ou une journée ou une semaine…

Parfois, je bouge dans le salon avec mon ordinateur et mes carnets, et c’est déjà un gros changement. Mais en même temps c’est très rare, je suis tellement bien dans mon bureau ! Mais ça peut m’arriver de ne pas avoir envie de travailler dans mon bureau, par exemple après des vacances : je n’ai pas encore envie de me remettre vraiment dans le bain, donc je reprends doucement, je fais ce que j’ai envie la première journée, et je travaille sur le canapé.

Par contre, j’ai souvent voyagé et travaillé en même temps, par exemple en travaillant le matin et en faisant du tourisme l’après-midi – je suis plus du matin. J’ai aussi souvent travaillé à Dunkerque chez mon chéri où j’ai testé plusieurs endroits de sa maison, ou bien dans de nouveaux endroits quand je l’accompagnais dans ses missions de wwoofing.

bureau dans la forêt

Changer de décor pour combattre la stagnation et le blocage

Et d’ailleurs, j’ai souvent remarqué que j’avais pas mal de nouvelles idées quand je voyage pour le loisir, mais aussi quand je voyage et que je travaille. Je découvre de nouvelles régions, mon lieu d’écriture est différent de d’habitude, je suis sortie de ma zone de confort : je ne sais pas exactement ce qui provoque ça, mais ça stimule mon imagination.

Alors si tu as une panne d’écriture, un blocage, changer de lieu, tester autre chose, va peut-être pouvoir t’aider !

lecture dans la nature

Les rituels et les habitudes dans ton lieu d’écriture

Créer des rituels pour se mettre dans la bonne disposition d’esprit

Certains auteurs utilisent même une routine pour faciliter la transition vers l’écriture, des petits rituels d’ancrage avant de commencer, comme de la méditation, mettre une musique particulière, lire quelque chose…

Si je réfléchis bien, je n’ai pas vraiment de petit rituel de ce genre, sauf peut-être en phase d’écriture, où je relis systématiquement la scène que j’ai écrite la veille pour me mettre dans l’ambiance.

Par contre, j’ai des rituels pour l’écriture de certaines scènes : avant d’écrire des scènes de baiser, ou un peu hot, ou des scènes de dispute, bref, des scènes avec des émotions fortes, ça peut m’arriver assez souvent de regarder des bouts de films ou des vidéos sur YouTube sur ce sujet, ou de relire des passages de livres que j’aime et qui m’ont émue. Tout ça à nouveau pour me mettre dans la bonne ambiance.

Et avant d’écrire des descriptions, par exemple, je me plonge dans mes photos (j’écris essentiellement sur des lieux où je suis déjà allée) ou dans des vidéos YouTube, dans des articles sur Internet…

On peut dire effectivement que ce sont devenus mes petits rituels avant d’écrire. Est-ce que tu en as aussi ?

café fumant et ordinateur portable

Établir des horaires réguliers et des routines d’écriture

Je lis souvent qu’il faut définir des plages horaires dédiées à l’écriture, dans le lieu d’écriture choisi, qu’il faut s’engager à respecter ses horaires, à maintenir une discipline.

Je suis d’accord, et pas d’accord.

J’ai beaucoup travaillé mon organisation, ma semaine idéale, mon mois idéal, grâce à La Méthode Piano d’Olivia Bienvenu et grâce à la formation Mission Organisation et Productivité de The BBoost.

Ça m’a permis de définir des blocs de temps en fonction de mes énergies. J’ai pu déterminer, en m’observant sur plusieurs semaines, quand est-ce que j’étais plus facilement dans la bonne énergie pour écrire, quand est-ce que ça coulait tout seul ou presque, quand est-ce que ça ne me demandait pas d’effort.

J’ai donc effectivement des plages horaires dédiées à l’écriture, des horaires à maintenir (le matin, et plutôt les lundi, mardi et jeudi).

Mais non, je n’écris pas tous les jours et toujours à la même heure.

Alors, c’est quoi, tes périodes optimales pour écrire ?

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Pose-toi ces questions pour trouver ton lieu d’écriture idéal :

1. As-tu déjà un lieu qui pourrait convenir, dans lequel tu te sens à l’aise pour écrire ?

2. De quoi as-tu besoin pour être bien dans ce lieu ?

3. As-tu besoin d’un espace dédié exclusivement à l’écriture, ou peux-tu t’adapter et de concentrer dans n’importe quel environnement ?

4. Si c’est chez toi : que peux-tu changer chez toi pour avoir un lieu idéal ?

5. Es-tu plus efficace dans un espace minimaliste et épuré, ou entouré d’objets inspirants et stimulants ?

6. Préfères-tu écrire en position assise, debout ou en te mettant dans une posture particulière ?

7. Si ce lieu idéal n’est pas chez toi : quel environnement te stimule et favorise ta concentration ?

8. As-tu besoin de te sentir connecté à la nature pour écrire au mieux ?

9. Ou as-tu plutôt besoin d’un lieu intérieur ?

10. Préfères-tu le calme absolu ou une légère ambiance de fond ?

11. Préfères-tu écrire en solitaire ou être entouré d’autres personnes ?

12. Quel impact le décor et l’esthétique de ton environnement d’écriture ont-ils sur ton inspiration et ta motivation ?

Dis-moi tout dans les commentaires : comment est ton petit coin d’écriture idéal ? Quelles sont tes astuces pour plus d’inspiration et de créativité ?